Abuser du bon
Abuser du bon

Est-ce que j’ai soif?

On va se le dire: la pression de boire durant le temps des fêtes atteint des sommets inégalés durant l’année.

Anne-Marie_ROND

Cette réflexion sur la place imposante de l’alcool durant ce mois de festivités est proposée par Anne-Marie

 

Partys de Noël de bureau, d’amis, d’anciens collègues, de famille… Du début du mois de décembre au 1er janvier, de l’heure du brunch aux petites heures du matin, il faudrait tous être de véritables scouts alcooliques, toujours prêts à s’enfiler une lignée de shooters, tout en tenant toujours au coin des lèvres son drink à moitié plein en signe de bonne attitude.

 

C’est fête après tout, right? On ne va quand même pas casser l’party.

 

BEN MOI JE VOUS AVOUE QUE… trop de party ça tue l’party. Je me tanne. Ça m’arrive d’avoir juste envie de siroter bien tranquillement mon soda citron sans avoir le free pass de la femme enceinte ou de celle qui prend des antibiotiques. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas envie d’être là, que ce party n’est pas assez important dans mon calendrier, que je suis freak et que je passe la soirée à juger ceux qui boivent… C’est juste que je n’ai pas soif. À l’opposé, parfois j’ai beaucoup soif. Je ne suis pas toujours de soif égale. Et vous non plus.

 

Confession:
Je suis sortie pour la première fois dans une fête sans boire ET sans avoir de raison valable passée 30 ans. Dans ma démarche de santé, cette marche était l’une des plus hautes à monter. Chacun son défi!

 

AVANT DE FAIRE LA FÊTE: DES QUESTIONS D’USAGE

 

Quelques questions à se poser avant de se lancer à coeur ouvert dans une fête:

  • Comment je me sens? gonflé(e) à bloc, énergisé(e), fatigué(e), lessivé(e), l’estomac barbouillé… Ultimement: est-ce que mon corps peut se le permettre?
  • De quel type de soirée ai-je envie? de discussions profondes avec des gens inspirants, de faire la fête jusqu’aux petites heures, de faire de nouvelles rencontres professionnelles, de prendre un verre et de rentrer tôt, de me laisser aller au feeling
  • Si je l’échappe, quelles seront mes motifs? besoin de m’évader après une mauvaise semaine, inconfort face à certaines personnes qui seront présentes, sentiment d’obligation par rapport à moi ou aux autres, tristesse, chagrin d’amour…
  • Ai-je quelque chose d’important à faire demain? Si oui, quel est son niveau de priorité sur la soirée qui vient? (se le rappeler aide vraiment à hiérarchiser les plaisirs une fois le premier verre enfilé)
  • Et finalement: au-delà des attentes qu’on a envers moi, est-ce que j’ai envie de boire ce soir et est-ce que c’est une bonne décision?

 

Personnellement, je me pose ces questions en me préparant, en chemin dans mon taxi, en marchant ou dans le métro. Elles deviennent mon baromètre et me permettent de me mettre au diapason de ce dont J’AI besoin.

Agir en phase me permet d’être à mon meilleur, présente, sans frustration.
Que je boive ou que je ne boive pas.

 

DÉTRUIRE L’HABITUDE

 

Les soirées où vous avez envie de boire, faites-le gaiement et sans culpabilité.
Et celles qui appellent à plus de modération ou à la sobriété, soyez fiers d’avoir pris la bonne décision et de vous être écoutés. Malgré la pression qui peut venir de soi ou des autres et qui peut se faire très insistante…

Il y a aussi des époques de la vie durant lesquelles on ne boit pas pour les bonnes raisons. Parfois, il vaut mieux cesser complètement question de remettre les pendules à l’heure. Que ce soit Noël, Pâques ou la St-Sylvestre n’a pas vraiment d’importance…

À chacun son taux d’alcoolémie, son envie de boire, son drink de choix et son lendemain de veille.

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Je vous invite à considérer le fait de boire comme une intention plutôt qu’une habitude. Si c’est accessible pour vous et que l’exercice pique votre curiorité, posez-vous la question avant de remplir chacun de vos verres durant le temps des fêtes: est-ce que ça fait encore du sens pour moi? La réponse peut être OUI ou NON, mais cette micro-seconde de réflexion permet de reprendre ses esprits et ouvre la porte à une autre décision que celle qui aurait été prise autrement par réflexe. La pause amène la reconnexion.

 

Vous sentez-vous obligé(e) de boire? Coupable de le faire, de ne pas le faire ou de l’avoir (trop) fait? L’alcool est-il le moteur de votre attitude festive? Quelle est votre réaction face aux gens de votre entourage qui ne boivent pas ou qui boivent? Les jugez-vous? Vous jugez-vous?

 

Intéressantes pistes de réflexions à consommer seul(e) ou à partager gentiment et doucement parce que ce sujet est somme toute TRÈS chargé. N’oubliez pas que plus vous reviendrez à vous, à votre bonheur et à vos besoins, plus vos fêtes seront joyeuses.

 

Dernière petite note de la coach de santé: votre corps aussi a besoin d’un petit break à ce temps de l’année et la seule personne qui peut lui donner de l’air, c’est vous! xox

 

Crédit photo: Society6.
J’adore cette citation qui me ramène toujours à réarranger mes priorités. Je pense commander cette image et m’en faire un cadre à accrocher bien à vue chez-moi.