À Volonté

AvecAnne-Marie
Archambault

juin 2016

Vivez plus!

Le temps est-il SI relatif?

Catherine de Montigny_ROND

Par Catherine de Montigny

 

«The trouble is, you think you have time.»
- allegedly from Buddha…

Ce qui me fascine le plus depuis que j’étudie en médecine, c’est à quel point les fuck-ups possibles sont innombrables. Les possibilités de défauts génétiques, déraillements et maladies sont infinies ! Sans même parler des virus, des bactéries et des parasites qui peuvent nous infecter, chacun de nos millions de gènes peut s’emballer ou cesser de fonctionner, à n’importe quel moment, entrainant de potentielles conséquences graves, voire mortelles. Le développement d’un bébé à partir d’une seule petite cellule, à lui seul, tient du miracle, et toute notre vie durant, notre corps ne cesse de s’adapter : nos cellules produisent de l’énergie, nos reins filtrent tous les liquides qui nous composent, nos fibres musculaires se contractent, nos hormones s’autorégulent, notre cœur déclenche des contractions adaptées aux demandes qu’on lui passe, etc. Chacune de ces fonctions que nous prenons tous pour acquises, sont d’une infinie complexité une fois décortiquées.

 

Bref, la vie est précieuse. Ouf, le cliché.

Mais plus on en apprend sur le corps humain, plus cette expression prend un sens renouvelé. Pourtant, docteur ou pas, on la prend tous pour acquise. Le hic c’est que notre temps est limité. Cette fabuleuse machine qu’est le corps humain finit nécessairement par se fatiguer, ou par s’éteindre d’une façon ou une autre. Personne ne sait quand ni comment ça se produira dans son cas, mais tout s’arrêtera un jour, et ce jour-là pourrait bien être demain matin pour tout ce qu’on en sait. Et donc notre temps est, lui aussi, précieux. Incroyablement précieux. Ce que nous choisissons chacun de faire de notre temps est la décision la plus significative que nous ayons à prendre, constamment, chaque jour, chaque minute.

Les patients en soins palliatifs sont parfois questionnés quant à leurs principaux regrets. Jetez un œil, c’est fascinant de noter à quel point les mêmes items sont systématiquement cités : avoir consacré trop de temps à son travail, négligé ses amis, oublié ses rêves, vécu la vie des autres. Dans leur cas, il est malheureusement trop tard pour y remédier. Pas dans le notre.

Pour poursuivre avec les clichés, je termine avec un extrait d’un de mes discours préférés :

« Remembering that I’ll be dead soon is the most important tool I’ve ever encountered to help me make the big choices in life. Because almost everything — all external expectations, all pride, all fear of embarrassment or failure — these things just fall away in the face of death, leaving only what is truly important. Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart. […]

Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma — which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of others’ opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary. » – Steve Jobs. 

Notre temps est précieux. Vivez plus.

 

À Volonté